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Bienvenue sur le blog de l'équipe "4L Défi 2008" pour le 4L Trophy 2008.

 

Nous sommes un groupe de six étudiants majoritairement de l’ENSAIT (l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles), et nous nous préparons pour ce grand projet humanitaire et sportif qu’est le 4L Trophy 2008. Cette course est organisée par l’ESC de Rennes et Desertours depuis 1997.

 

Notre école, l’ENSAIT, école majeure de la formation textile dans le monde, implantée à Roubaix depuis 1889  forme des ingénieurs généraliste avec une forte culture textile.


Nous avons créé cette année une association régie par la loie 1901 dont les membres sont les suivants:

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- Président et pilote de l'équipage 740: Jérôme Maillet (en 3e année à l'ENSAIT)
- Vice Président et pilote de l'équipage 739: Benoît Cormier (en 3e année à l'ENSAIT)
- Trésorier et copilote de l'équipage 740: Flavien Mauny (en 3e année à l'ENSAIT)
- Secrétaire et copilote de l'équipage 739: Cédric Vandermaes (en 2e année à l'ENSAIT)
- Responsable logistique/mécanique: Jean-Vincent Risicato (en 2e année à l'ENSAIT)
- Responsable communication: Maxime Maillet (en 1ere année à l'ISCOM Lille)


Vous trouverez sur cette page toutes les informations relatives à ce projet humanitaire.

Nous publierons tous nos partenariats (sponsors, écoles,...) et bien sûr les photos de notre aventure.

 

Vous pouvez bien sûr nous contacter :
* par courriel : 4ldefi2008@googlemail.com

-> Téléchargez la brochure <-

Welcome on the weblog of the "4L Défi 2008" team for the 4L Trophy.
You can find on these pages all the information about our great adventure: steps before the departure
, pictures and partnerships.

You can contact us by mail at this adress :

4ldefi2008@googlemail.com

Enjoy your visit !

 

Mardi 8 avril 2008
Nous tenons à remercier :

             * nos famillles,
          * nos petites amies, le cas échéant ^^
          * tous nos sponsors,
          * l'organisation du 4L Trophy,
          * notre école, l'ENSAIT et toute l'administration, pour nous avoir soutenu tout au long de notre aventure,
          * toi, lecteur qui est tombé sur notre site par hasard,
          * LEM, pour sa super déco et sa contribution à notre superbe bar du gala ->son site<- ,
          * la fanfare -> leur site <- pour le meilleur zinzin de l'année,
          * et enfin tous les AIT qui ont participé de près ou de loin à notre épopée fantastique.


Par Solaris - Publié dans : Nos partenaires
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Mardi 8 avril 2008
C'est un peu tard mais avec un grand plaisir que je vous invite à visiter nos albums photo pour vous aussi, en prendre plein les yeux, pour sentir (et le mot est faible) notre joie, notre désaroi parfois, mais toujours notre envie de finir entier !



Cliquez ICI !!!
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Mardi 25 mars 2008
Après une journée express à Marrakech (réparations, lavage des bêtes que nous étions et des autos, visite rapide du souk, soirée de cloture), nous reprenons la route vers Tanger pour reprendre le bateau.

Je passe sur le camion qui nous est rentré dans le derrière (et une aile en moins...), les 5 heures d'attentes pour embarquer sur le ferry et la pseudo nuit qui s'en est suivi (Gemini et Koutcha ont passé la nuit sur le pont au pied de la cheminée et sous la pluie), je passe aussi le contact prolongé avec les rambardes autoroutières espagnoles (et de deux...) et tout le reste du trajet pour vous annoncer solonellement que nous sommes arrivés en ma bonne touraine mercredi 27 février vers 12h, pile pour le repas, après 7000 km et des souvenirs plein la tête !
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Dimanche 16 mars 2008
Jeudi 21 et Vendredi 22 février

Le but de cette étape est de nous laisser gérer notre propre parcours sur deux jours, 573 km dont 219 de pistes, et de mettre en place notre propre bivouac.
Bien que le joint de culasse de la 740 et le ventilo de la 739 soient neufs, nos autos "ont pris cher" le premier jour, à rouler à 30 km/h maximum, dans la poussière et les caillous. Nous avons donc établi le rythme suivant : 10-15 km de piste = 20-30 min de pause pour faire refroidir le moteur. Heureusement qu'il faisait frais dehors car en période estivale, le trajet aurait tout simplement été impossible.
Nous avons aussi bricolé notre cable d'accélérateur : une réparation express grâce au bon domino de Didier !
Malgré notre rythme d'enfer, nous n'étions pas derniers : les casses de chassis dans les caillous ont été bien nombreuses...sans compter les pots d'échappement explosés.

Nous avions pour consigne de nous arrêter une fois la nuit tombée, sous peine d'être disqualifié, pour des raisons évidentes de sécurité pour nous, et pour les personnes sans lumière qui se promenaient le long de la piste au beau milieu du désert. C'est donc au km 150, vers 18h, que nous nous sommes arrêtés, après 3 guet-appents, dont 2 avec ouverture de coffre, des dizaines de villages perdus au milieu de nulle part, et des milliers de petits enfants "Donne moi un stylo !".
Nous avons choisi un emplacement plat et sans trop de pierraille, entre deux montagnes, aussi loin que nous avons pû des villages et des pillages éventuels...

D'autres équipages avec qui nous avons fait plus ou moins la route nous rejoignent d'abord, puis des voitures de mécanos et de l'organisation vers 21h, pour travailler sur des 4L qui sont arrivées avec eux.
Lellouya et moi nous occupons (bien sûr) du feu : nous trouvons un buisson mort au milieu des caillous, et Lellouya, en mode "cro-magnon du désert", le "cueille" à l'aide d'une pierre pointue.
[i] ! Petite anecdote ! :c'est à cette occasion qu'il a la fabuleuse idée de perdre son portable...Donc s'il ne vous a pas appelé ce n'est pas par manque d'amour mais par manque de téléphone. [/i]
Après un repas-boite, nous nous occupons d'allumer notre petit feu, qui ne tarde pas à attirer deux jeunes bergers (15 et 23 ans) avec qui nous discutons un peu autour du feu. Belle rencontre! Ils nous sortent quelques noms français qu'ils connaissent : "Jacques Chirac, Sarkouzy". Enfin, nous ne tardons pas à nous coucher : la journée a été bien fatigante, et celle du lendemain le sera bien plus.

Nous nous réveillons à l'aube et nous partons directement. Le départ se fait plutôt pas mal : nous arrivons à faire 50 km sans arrêt, mais nous reprenons notre rythme de la veille assez rapidement. Nous trouvons néanmoins un petit truc : pour optimiser le refroidissement, nous passons nos ventilateurs à la pompe à pied munie de l'embout à matelas gonflable (très fin) pour y enlever le sable. Les quantités que nous soufflons sont assez impressionnantes ! Et en effet, le résultat se fait sentir : nous chauffons bien moins.

Nous atteignons donc Zagora et la route bitumée vers midi. Il nous reste 8h (prévision de l'organisation) pour arriver dans notre hôtel à Marrakech, en passant par les montagnes et le col du Tichker, Agdz et Ouarzazate.
 
C'est dans une descente que nous explosons le pot. Nous avons maintenant nous aussi une 4L-Formule 1 !...enfin elle en a le bruit...
Nous ne nous arrêtons rarement mais nous nous faisons prendre par la nuit, et nous ne sommes qu'à 300km de Marrakech. Malheureusement, le sable nous a encrassé les essuies-glace qui ne fonctionnent plus; or il se met a pleuvoir au beau milieu du désert ! De plus, nos phares ont aussi souffert dans les pistes et ne fonctionnent plus non plus.
Nous faisons donc la route dans la montagne, sous la pluie, avec les longues portées en talonnant la 739 qui nous ouvrait la route tant bien que mal car sa boîte de vitesse et son embrayage faisaient des leurs. A noter que les marrocains n'ont apparemment pas de feux de croisement : on se prenait donc les pleins phares dans les mirettes à chaque croisement de voiture ou de camion.

Nous arrivons tant bien que mal à Marrakech. L'organisation nous donne les instructions pour arriver l'hôtel. Nous nous perdons un peu (normal!) mais nous arrivons à 23h à l'hôtel.
A l'entrée : tapis rouge, sol en marbre, dorures, lustre sur 3 étages, et 4 pauvres pouilleux qui puent l'essence, la crasse et le sable, et qui n'ont jamais été aussi sales de leur vie. Le contraste un peu gênant pour nous...mais on s'en moque un peu : ON EST ARRIVES !!!

Nous prenons possession de nos chambres, une petite douche et on se couche dans des lits au confort bien apprécié.
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Dimanche 9 mars 2008
Mardi 20 février - 159 km

Une fois de plus nous partons tôt. Le ventilo de la 739 tourne, tout va bien.

Nous abandonnons cet Eden aux dunes et nous nous engageons sur la route de Rissani, autre oasis de l'Atlas. Au kilomètre 50, après plusieurs arrêts de refroidissement, nous décidons de ne pas passer par la piste et de changer le joint de culasse à l'arrivée au bivouac. Gem et Lellou s'engagent donc sur les pistes tandis que nous passons par la route au rythme d'un arrêt d'1/4 d'heure tous les 10 km, à 50-60 km/h de moyenne. Au cours de nos différents arrêts nous rencontrons : un équipage de belges qui nous dépannent en liquide de refroidissement (pour les néophytes en mécanique auto, une fissure du joint de culasse se traduit par une consommation de liquide de refroidissement par le moteur...qui s'il n'est plus refroidi, fond ; on appelle ça couler une bielle, serrer le moteur,... en fonction de la pièce qui faiblit la première), d'autres jeunes bien sympas qui ont une connexion internet dans le désert et un klaxon de folie ("Haut parleur, sirènes, klaxons : de Chine, 3.90€ sur Ebay, port compris !"), des ânes peureux, et chose rare dans nos vies d'étudiants pressés, le silence, un silence omniprésent et fort appréciable!

Nous arrivons vers 15h et déjà nous comprenons que la piste était meurtrière. Les longerons et autres pièces de chassis, les pots d'échappements et même les roues cassées sont légion. A tel point que les équipes de mécanos qui peuvent nous changer le joint n'arrivent que vers 22h. Gem et Lellou arrivent à la tombée de la nuit. Ils ont été prudents et n'ont rien cassé. Super ! Par contre ils ont failli faire un débarquement en Algérie avec un convoi d'une vingtaine d'autres voitures : ils ont été rattrapés à temps par l'hélico et JJ Rey...
Nous en profitons pour faire une quête de liquide de refroidissement, je répare mon matelas pneumatique (ça fait 3 matins que je me réveille à plat !), Koutcha négocie un joint neuf au marché noir des mécanos, et le chantier commence à 23h avec notre nouvel ami Jamal. On rigole quand même un peu, on vérifie qu'aucune pièce reste après le remontage (2h plus tard, alors que chez un garagiste "de chez nous" il faut compter une journée...) et on allons ensuite dîner, nous sommes couchés: il est 2h30 du matin.
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Samedi 8 mars 2008
Lundi 19 février - 118 km

Nous partons tôt du bivouac pour être sur d'arriver dans les temps (mieux vaut être prudent...). Nous avons décisé de faire la route ensembles, sous un soleil radieux.

Après environ 50 km de route sur les plateaux de l'Atlas, au travers de plusieurs palmeraies verdoyantes au milieu de la roche et du sable, nous nous retrouvons dans le desert de roches à la sortie de la ville d'Erfoud. Nous pouvons voir des messages écrits avec des pierres sur les flancs des collines que nous longeons, vantant la présence de fossiles de qualité incomparable. Ces messages sont relayés par tous les enfants qui trainent sur le bord de la route et qui veulent nous refourguer leurs fossiles taillés en cendriers...

Malgrés toutes nos prières pour ne pas tomber en panne et ainsi éviter tout risque de détroussage, nos voitures (enfin la 740 un peu plus que la 739) sont victimes de surchauffes. En ouvrant le capot de la 740 nous découvrons, en plus d'une légère ébullition du liquide de refroidissement dans le vase d'expansion, que le radiateur ainsi que la batterie ne sont pas correctement fixés (voir même pas fixé du tout pour la batterie...). Moralité : après chaque intervention marrocaine, il va falloir tout surveiller et contrôler !

Nous entrons donc sur les pistes au kilomètre 70 environ. Un vaste plateau s'offre à nous sur plusieurs kilomètres, tant en longueur qu'en largeur... La navigation dans ces conditions est assez difficile : les points de repères sont quasi inexistants, et suivre les autres peut s'avérer risqué.
Nos précautions pour éviter la surchauffe seront vaines : le petit voyant rouge s'allume !! Gem et Lellou nous perdent et continuent la route. Et c'est là qu'en voulant voir si le bocal d'expansion est bien vissé, et ce malgré le bouillonnement du liquide, le dit bouchon saute, et avec lui les 3/4 de liquide qui m'atterrissent dessus. Merci à mes lunettes qui m'ont évitées une brûlure aux yeux...et au T-Shirt du Gaulois pour le torse. Nous attendons donc, capot ouvert (la promotion de l'ENSAIT a été plus qu'active !), que la mécanique refroidisse et nous repartons après avoir fait le plein de liquide. Petit à petit nous arrivons près des dunes de Merzouga que nous allons devoir longer pour atteindre l'auberge-palais du désert "Tambouctou" où rendez vous nous a été donné pour la distribution des fournitures aux enfants et une petite épreuve dans les dunes.

Mais avant, les populatins locales nous attendent au détour de chaque sablière pour nous "aider" et pour mendier le moindre stylo. La phrase type est "Monsieur, donne moi un stylo", répétée inlassablement par des enfants, envoyés par leurs ainés pour en suite les racketter. Fidèles aux instructions données par l'organisation nous ne donnons rien ! D'autant que nous n'aurions jamais pû satisfaire le millier de personnes que nous avons croisé et qui nous demandaient quelque chose...

Nous arrivons enfin au bivouac installé près d'un palais-hôtel au pied des dunes. Nous y retrouvons Gem et Lellouya qui changent leur ventilo. Une fois l'affaire faite (non sans mal) nous donnons nos affaires à "Enfants du Désert" qui s'occupera de redistribuer aux enfants qui en ont besoin. Une centaine d'enfants était présents afin de recevoir les premiers cartables pleins de fournitures. La remise des affaires c'est faite dans la bonne humeur et a été accompagnée par la joie et les chansons des bambins. Nous avons ensuite monté notre camp puis nous sommes dirigés vers le confort suprême: une douche ! Elles paraitraient spartiates et hors d'usage pour beaucoup de métropolitains, mais pour nous ce petit bout de tuyau entre 4 tapis est une véritable bénédiction ! Lellouya et moi en profitons ensuite pour aller rendre visite aux ostéopates, histoire de dissiper les tensions...

Nous sommes ensuite conviés pour le repas sous des tentes berbères, au son d'un groupe local qui nous a interprété ses plus grands titres : "le loup est arrivé, il a mangé le chien, il a mangé la poule, la poule de la fermière", "la famille c'est gentil" ou encore "les amis c'est bien, vive la vie !". On mange plus que bien ("PU-TAIN, j'ai tellement chargé mon assiette qu'elle s'est cassée en deux !"), on commate un peu, et au dodo.

Et le passage de dunes me demanderiez vous ? Eh bien, nous ne voulions pas achever nos autos donc nous avons décidé de ne pas le faire. De plus, beaucoup de nos camarades qui l'ont fait n'ont pas trouvé ça formidable... Sans regrets !
Par Solaris - Publié dans : ! Notre périple !
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Jeudi 6 mars 2008
Dimanche 18 février - 297 km

Nous partons donc vers 10h30 du bivouac pour relier la piste après environ 100 km dans les plateaux de l'Atlas par les villages de Missour, Talsint et Benji Tajjite.
Bien que la route soit belle, notre 4L ne la supporte pas bien et chauffe. Nous faisons donc quelques haltes sur le bas côté, où nous profitons pour profiter du paysage magnifique et lunaire qui s'offre à nous.

Notre premier contact avec l'assistance mécanique à la mode marrocaine a eu lieu au km 50 environ. Après avoir purgé le liquide de refroidissement, leur diagnostique est sans appel : "Faut changer le joint de culasse !". On se rend bien compte qu'il y a un problème, étant donné que notre radiateur est assez attaqué, mais de là à déculasser...
Après avoir fait le plein de liquide nous repartons. Après quelques autres arrêts, nous sommes rejoint pas une équipe de français (les auvergnats) qui enlèvent toutes les ailettes du radiateur pour faciliter le passage de l'air et ainsi optimiser le refroidissement. Apparemment, cette "bidouille" est plutôt efficace et nous arrivons à la sortie du dernier village, et là : en piste !
Nous découvrons alors un monde de sable, de cailloux et d'oued assechés. Pour l'équipage 739, pas de problème. En revanche, pour nous, après 10km et une pause photo, on nous signale que quelque chose coule de notre moteur. A l'ouverture du capot, nous découvrons une sorte de fontaine de liquide de refroidissement qui sort du radiateur.
"Et là, c'est le drame !" En effet, nous n'avons pas de radiateur de rechange et nous devons attendre la voiture balais qui nous remorquera jusqu'au bivouac (40 km de piste et 60 km de route).
Nous voila donc seuls au monde, au milieu du désert de l'Atlas, seulement dérangés par deux marrocaines sorties d'on ne sait où... Après 2 h d'attente, la voiture balais nous rejoint et nous prend en remorque.
Là, les talents de pilote de Koutcha on été mis à rude épreuve à 20km/h maximum dans les oueds à traverser, tout en essayant de ne pas laisser la sangle de remorquage distendue. Nous rejoignons un autre équipage à la tombée de la nuit : ils ont cassé leur bras de suspension arrière. Une seule option : une petite soudure au milieu du désert. Nous repartons 1h plus tard, nous retrappons un autre groupe de voitures ne panne et nous arrivons finalement au bivouacs vers 23h30.

Après une recherche de radiateur auprès des autres concurents encore debout et sobres, l'équipage 321 nous sauve la vie en nous dépannant. Ensuite, direction le pôle mécanique où les marrocains s'occupent de nous le changer. Ils en profitent pour nous améliorer le démarrage. Nous nous dirigeons vers l'emplacement réservé par Gem et Lélouya pour monter notre tente et manger un brin.

Il est 3h et nous nous couchons...
Par Solaris - Publié dans : ! Notre périple !
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Mercredi 5 mars 2008
Samedi 16 février

Après une courte et fraiche nuit nous nous préparons, ainsi que nos bolides, à être à 4h00 au port d'Algesiras en vue de l'embarquement à 6h00. En fait, nous n'embarquerons qu'à 8h30 à cause de la tempête qui a fait rage tout le week-end dans le détroit.
Après avoir garé la voiture dans le bâteau, nous nous dirigeons vers le bureau de la police pour nous enregistrer et avoir un visa, puis vers le "bureau" des douanes pour l'enregistrement des voitures.
Nous finissons les formalités après 4h de queue en relais, dans la houle et les vapeurs de gazole, juste à l'arrivée au port de Tanger.
C'est donc l'estomac au bord des lèvres que nous regagnons nos autos pour nos premiers pas (ou plutôt nos premiers tours de roues...) sur le sol marrocain.

La météo n'est pas particulièrement clémente, mais il ne pleut pas trop.
Nous suivons le roadbook : nous empruntons l'autoroute de Tanger jusqu'à Meknes via Larache et Sidi allal el Bahraoui, puis nous continuons sur la route en compagnie des tracteurs, charettes, vélos et autres 2 roues, sans oublier les autos marrocaines, jusqu'à Enjil en passant par El Hajeb, Ifrane et Boulemane.

Autant l'autoroute est tranquile, autant la route est plus sournoise. Le bas côté est traitreusement parsemée de gros caillous pour signaler les travaux en cours, les gamins sur le bord s'approchent vraiment beaucoup de la voiture, et veulent même nous orienter sur une fausse route : bonne blague ! Cette étape est aussi notre premier contact avec les montagnes de l'Atlas, aux routes tortueuses et pluvieuses.

Nous arrivons enfin de nuit (vers 20h et 20h30) après 478 km. Nous sommes à 1600m d'altitude, le terrain est boueux et il fait froid !
Nous apprenons que la pluie a noyé le désert : certaines pistes ne sont pas praticables en 4L. Nous partirons donc le lendemain 2h plus tard (soit 10h30 pour nous) et emprunterons un itinéraire modifié : nous ne prendrons la piste qu'après 100km de route au lieu de 20.

Après le brieffing, nous savourons la cuisine simple mais très bonne (tajine poulet/pomme de terre-carotte) des locaux qui s'occupent de nous sur le bivouac avant d'aller nous coucher prendre un repos bien mérité !
Par Solaris - Publié dans : ! Notre périple !
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Mardi 4 mars 2008
Jeudi 14 et Vendredi 15 février

La route ne se fait pas trop mal apès un départ à l'aube de Bordeaux. On perd un peu de temps dans un embouteillage à la sortie de Madrid : un 4L s'est retournée sur l'autoroute. Koutcha et moi roulons en 1°/2°, dans une grande côte montante. Résultat des courses : SURCHAUFFE !! On s'arrête donc sur la bande d'arrêt d'urgence où deux autres voitures nous rejoignent, elles aussi victimes de surchauffe.

On arrive environ à 70 km au Nord de Grenade, aux alentours de Jàen vers minuit. Gem et Lellou dorment dans un hôtel différent du notre : on a bien essayé de se rejoindre dans le même hôtel mais on n'a pas réussi :(
Pour les deux équipages, le but était de pousser au maximum pour avoir le moins de route à faire pour relier Algeciras où nous devons être à 15h vendredi.

Notre sentiment sur la route : pourquoi les pyrénées descendent jusqu'à Malaga ? L'Espagne c'est pas censé être plat ?! Bon ben tant pis, on va continuer à rouler à 70 km/h en montée et à se faire doubler par les camions...

On continue le lendemain jusqu'à Algeciras via Grenade et Malaga. Une fois à Algeciras, on est dirigés vers une sorte de carrière désafectée pour établir notre premier campement à la tente. On nous check et nous recevons notre roadbook qui nous guidera de Tanger à Marrakech via l'Atlas, et qui nous servira de monnaie d'échange pour les deux nuits à Marrakech dans un hôtel 4* et pour le pass nécessaire pour la soirée de remise des prix.

Point météo : T° air extérieur à l'abri : environ 20°, T° air extérieur en plein vent : environ 5°, vitesse du vent : environ 80 km/h.

Pendant que Gem et Lellou s'occupaient de monter le camp, Koutcha et moi sommes allés au centre commercial situé quelques kilomètres plus loin pour les ultimes courses avant le Maroc. Les pauvres locaux ont dû être bien surpris : tous les parkings de la zone commerciale et des stations services étaient envahis de dizaines de 4L vrombissantes (0,9L ou 1,1L échappement percé ça vaut une 911 !!) et klaxonnantes (débranchez les !!!!!!!!).

Nous n'avons pas pu nous empêcher de faire un petit feu, qui n'a apparemment pas été apprécié à sa juste valeur par un petit groupe d'autres concurrents du 62 qui étaient fortuitement dans le sens de la fumée et des petites escarbilles qui volaient de temps en temps hors du foyer. Nous nous sommes couchés tôt après un bon repas de saucisses grillées.

Alors que le vent nous secouait assez fortement, d'autres étudiants finissaient d'accorder leurs klaxons et sirènes, ou testaient leur feu à main tandis que nous tombions dans les bras de morphée...


La suite de nos aventures le plus tôt possible. J'ai quelques problèmes de connexions mais ça devrait se résoudre rapidement...
Vous pouvez désormais aller voir les photos en cliquant ici.
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Dimanche 2 mars 2008
Mercredi 13 et Jeudi 14 février

Après les contrôles techniques et administratifs d'usages, nous sommes parqués sur le parvis du Stade de France. Au rendez-vous, environ 600 4L qui rivalisent d'originalité pour impressionner : peinture flashy, mots d'amour des potes, peinture d'origine bien pourrie ou quasi-neuve, accesoires de folie, et déjà, le concert des klaxons...
Bien sûr, tous les hôtels étaient pleins mais nous avons pu dormir assez confortablement dans un hôtel Ibis à 10 min du SF.

Un départ sans stress n'aurait pas été très drôle... Petit récapitulatif !

    * mardi 12 février - équipage 740 :
Petit check up avant départ et réparation (enfin bricolage) du pot avec Marcel : tout va bien ! 10 min avant de quitter l'école, petit trifouillage dans les cables électriques des phares avant : on frotte les cosses pour enlever l'oxydation et éviter les faux contacts, on déscotche pour voir comment sont arrangés les fils, changement des ampoules... Tout n'est pas parfait en partant, mais on s'en accomode.
Sur le chemin du retour, devant le Duplexe, grosse fumée dans l'habitacle : AU FEU !!!!!! Un faux contact dû au scotch non remis a fait fondre le faisceau de fils électriques jusqu'aux commodaux.

Et là, c'est le drame ! Pour eux tout bascule...
On rentre à la Halle sans feux, on charge le coffre et on se pose. On décide d'aller juste avant le départ au garage Dubois pour qu'ils nous fassent quelque chose : ils ont réussi l'impossible ! On part vers 12h30 pour être à 15h au contrôle. Mission accomplie !

    * mercredi 13 février - équipage 739 :
Ca chauffe (déjà!) : un problème de ventilateur fait que l'air passe mal dans le radiateur et refroidi mal le liquide de refroidissement qui bout. Pour les incultes de la mécanique : c'est vraiment pas cool !
On pose la voiture à l'hôtel : jeudi, la famille de Gem sera là et son oncle mécano pourra regarder ça.

    * jeudi 14 février - équipage 740 :
Plus d'accélérateur ! En fait, la vis du cable s'était juste dessérée : un coup de clé en serrant les fesses (les parisiens roulent vraiment près des trottoires !) et c'est reparti. On arrive tant bien que mal au Stade, on règle le cable, un peu de rangement dans le coffre (blindé !) et on est prêt à partir.

Jean Jacqes Rey (Président de Désertours) nous fait son petit speech jeudi à 13h, nous présente les sponsors qui eux aussi nous font leurs discours, petits mots de Luc Alphan (parrain de l'édition), et d'Anne-Sophie Lapix (marraine d'Enfants du Désert) et le top est lancé. Notre but : Bordeaux !

Une fois de plus, mission accomplie, nous passons la nuit dans un hôtel "1st Classe" au sud de Bdx.
Demain, direction l'Espagne !
Par Solaris - Publié dans : ! Notre périple !
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